Prescriptions pour un scanner CBCT : ce qu'il faut inclure
Une tomographie volumique à faisceau conique (CBCT) est une technique d'imagerie 3D utilisée en dentisterie pour produire des images détaillées des dents, des os et des structures environnantes. Pour prescrire, commander, réaliser, interpréter et rendre compte des tomographies CBCT, les dentistes ou spécialistes doivent être autorisés par le RCDSO.
Il existe deux cas principaux dans lesquels un renvoi peut avoir lieu en rapport avec des scans CBCT :
1. Lorsqu'un dentiste oriente un patient vers un dentiste prescripteur (autorisé par le CT) afin qu'il passe un scanner CBCT.
- Dans ce cas, le dentiste « référent » identifie la nécessité potentielle d'un scanner CBCT.
- Ils orientent le patient vers un dentiste prescripteur afin qu'il obtienne le scanner. Le dentiste prescripteur doit déterminer si le scanner CBCT est cliniquement justifié.
- Le dentiste référent n'a pas besoin d'autorisation CT, car il n'effectue aucune des tâches soumises à restriction (prescription, commande, réalisation, interprétation ou rapport du scan CBCT).
2. Lorsqu'un dentiste autorisé à pratiquer la tomodensitométrie prescrit et réalise des scans CBCT, mais les transmet ensuite à un radiologue buccal ou à un autre dentiste autorisé à pratiquer la tomodensitométrie pour interprétation et rapport.
Examinons de plus près les responsabilités associées à chacune de ces deux références.
Lorsqu'un dentiste oriente un patient vers un dentiste prescripteur pour un scanner CBCT
La norme de pratique du Collège - Scanners dentaires CT («Norme de pratique ») stipule que les demandes de consultation faites par le dentiste référent doivent inclure suffisamment d'informations cliniques pour permettre au dentiste prescripteur de déterminer si un scan CBCT est cliniquement justifié. La norme décrit également les détails suivants qui doivent être fournis par le dentiste référent :
- le nom, l'adresse et la date de naissance du patient ;
- le nom du dentiste référent, ainsi que les noms de tous les autres dentistes qui doivent recevoir une copie du rapport ;
- le type de scanner dentaire demandé pour le patient, y compris toute instruction particulière ;
- informations cliniques pertinentes, telles que les antécédents médicaux, le diagnostic provisoire et/ou le traitement proposé ;
- copies ou rapport écrit de toutes radiographies récentes et/ou autres images prises du patient dans la zone d'intérêt clinique (le cas échéant).
Il incombe au dentiste prescripteur de s'assurer qu'il dispose des informations de référence appropriées. Si un patient est référé sans informations de référence appropriées, la norme de pratique exige que le dentiste prescripteur contacte le dentiste référent pour obtenir des éclaircissements. Cela souligne l'importance d'une référence appropriée pour la sécurité du patient et la planification efficace du traitement.
Des copies ou un rapport écrit de toute radiographie récente ou autre image pertinente du patient, en particulier dans la zone d'intérêt clinique,doivent être joints à la demande de consultation. Par exemple, une radiographie périapicale ou panoramique supplémentaire réalisée par le dentiste traitant peut aider le dentiste prescripteur à déterminer le champ de vision approprié, à positionner avec précision le scanner CBCT, à corréler les résultats entre les images et à évaluer si l'imagerie CBCT est cliniquement nécessaire.
Si ces informations ne sont pas correctement communiquées au dentiste prescripteur, cela peut entraîner des examens d'imagerie inappropriés ou inutiles.
Lorsqu'un dentiste transmet un scanner CBCT à un radiologue buccal ou à un autre dentiste agréé pour la tomodensitométrie afin qu'il l'interprète et établisse un rapport.
Contrairement à la demande initiale d'acquisition d'un scanner CBCT, la norme de pratique ne précise pas quelles informations doivent accompagner un scanner CBCT lorsqu'il est envoyé à un radiologue buccal ou à un dentiste pour interprétation. En général, seul le volume CBCT est fourni, sans aucune image 2D d'accompagnement. Les radiologues bucco-dentaires peuvent conseiller au clinicien traitant de « corréler avec l'imagerie », ce qui signifie qu'il doit examiner toute imagerie antérieure disponible ou en obtenir de nouvelles si aucune n'est récente ou accessible lors de l'examen du rapport CT.
Point clé à retenir
Si le dentiste référent ne sait pas exactement ce qu'il doit inclure, que ce soit lorsqu'il oriente un patient vers un dentiste agréé en tomodensitométrie pour réaliser un scanner CBCT ou lorsqu'il envoie un scanner CBCT à un dentiste agréé en tomodensitométrie/radiologue buccal pour interprétation et rapport, la meilleure pratique consiste à demander au dentiste agréé en tomodensitométrie ou au radiologue buccal de confirmer ce dont il a besoin. Cela permet de s'assurer que tous les détails cliniques essentiels sont communiqués.